Ken Battle

Il a fondé en 1992 l’institut Caledon des politiques sociales (CISP) afin de procéder à des recherches et à des analyses portant sur la pauvreté et les politiques publiques.

Ken Battle a fondé en 1992 l’institut Caledon des politiques sociales (CISP) afin de procéder à des recherches et à des analyses portant sur la pauvreté et les politiques publiques, dans l’optique d’une élaboration et d’une mise en valeur de propositions réalisables en vue d’une réforme. Le travail du CISP touche une vaste gamme de domaines de politiques sociales et fiscales, notamment : la sécurité du revenu (p. ex., les prestations de retraite, l’aide sociale, les prestations pour enfants, l’assurance-emploi et les prestations pour personnes handicapées au Canada); l’apprentissage et la garde des jeunes enfants; la mise en valeur du potentiel communautaire; la fiscalité; les dépenses à caractère social; les services sociaux et les mesures de soutien aux personnes handicapées. Sous sa gouverne, l’équipe du CISP s’est fait connaître pour sa rigueur, pour son travail de grande qualité et pour l’explicitation de sa vision à l’écrit.

De fait, le CISP consiste en un organisme apolitique et privé, mais doté d’une capacité de travail exceptionnelle, tant au sein qu’à l’extérieur de la sphère publique, sur les grands enjeux politiques. Par son action, le CISP a influé sur la réforme des politiques sociales et fiscales, dont : la Prestation nationale pour enfants, la Prestation aux aîné(e)s proposée; l’apprentissage et la garde des jeunes enfants; la réindexation de l’impôt sur le revenu des particuliers; les avantages fiscaux des personnes handicapées du Canada et la revalorisation socioéconomique communautaire.

En 2000, on a décerné à M. Battle l’Ordre du Canada pour souligner son travail dans la Prestation nationale pour enfants et la réforme des politiques sociales. En 2004, le gouvernement de la Saskatchewan lui a décerné le prix pour services distingués.
« Au fil des années, le CISP a tenté sans ménagement de faire en sorte que des jeunes, à titre d’employés ou de stagiaires, fassent partie du processus. Le CISP doit absolument prendre en compte les échanges intergénérationnels s’il souhaite susciter chez la relève de l’intérêt à l’égard des enjeux sociaux », affirme M. Battle.

En outre, le processus procure une expérience concrète aux jeunes, dont la connaissance des politiques sociales peut n’être que strictement théorique. À ce sujet, M. Battle fait remarquer que le CISP cherche particulièrement à aider les jeunes à acquérir certaines compétences analytiques ou techniques qui prévalent dans la recherche et le développement des politiques sociales concrètes. D’ailleurs, au dire de M. Battle : « plutôt que de faire dans l’abstraction, le CISP joue un rôle en ce qui touche la concrétisation des politiques. J’espère pouvoir étoffer le savoir-faire des boursiers et leur révéler, grâce à mon réseau, de nouveaux horizons ».

Du reste, après avoir siégé comme membre au Groupe de travail ministériel sur la réforme de la sécurité sociale en 1994, M. Battle a fait fonction de conseiller en politiques au cours de la réforme des prestations pour enfants destinée au ministre du Développement des ressources humaines, en 1996 1997. Nombre des publications de M. Battle portent sur les politiques publiques, notamment : les programmes de la sécurité du revenu; la fiscalité; les services sociaux; la pauvreté et l’égalité du revenu de même que les enjeux stratégiques des politiques sociales.