James Tully

Expert de la politique et de philosophie du droit, il s'intéresse notamment à la pauvreté, au multiculturalisme et au multinationalisme

James Tully est professeur éminent de science politique, de droit, de gouvernance autochtone et de philosophie à l'université de Victoria. Après avoir complété son baccalauréat à l'université de Colombie-Britannique et son doctorat à l'université de Cambridge, il a enseigné aux départements de philosophie et de science politique de l'université McGill de 1977 à 1996, et il fut président du département de science politique de cette même université de 1994 à 1996. Par la suite, il a été professeur et président du département de science politique de l'université Victoria de 1996 à 2001. Puis, de 2001 à 2003, il fut le premier professeur éminent à recevoir la distinction Henry N.R. Jackman d'études philosophiques de l'université de Toronto pour les départements de philosophie et de science politique, ainsi que pour la Faculté de droit. En 2003, il est retourné enseigner à l'université de Victoria. Le professeur Tully est membre de la Société royale du Canada et auteur ou éditeur de huit livres ainsi que de nombreux articles dans les domaines de la politique contemporaine et de la philosophie du droit (ou théorique), et de son histoire, ainsi qu'en politique canadienne et en philosophie du droit. Il est le récipiendaire du Prix Killam de 2010.

Son travail se veut une réflexion critique et historique sur les problèmes politiques contemporains. Cette démarche remet en question le caractère compartimenté des opinions et des actions politiques d'aujourd'hui et cherche à susciter un dialogue et des changements décisifs de la part des citoyens et des universitaires. Il a étudié plusieurs problèmes à la lumière de cette forme de philosophie critique, notamment la pauvreté, le multiculturalisme, le multinationalisme et d'autres formes de lutte pour la reconnaissance, les liens coloniaux existant entre les Euro-américains et les peuples autochtones, le constitutionnalisme, la mondialisation et l'environnement. Le projet qu'il poursuit dans le cadre de la Fondation Trudeau s'intitule « La liberté civique et la philosophie politique à l'ère de la mondialisation ». Il s'agit d'une exploration de l'exercice concret de la liberté par lequel des êtres humains (individuellement et en groupe) tentent de remettre en question et de transformer les inégalités et le caractère non démocratiques des relations de pouvoir, de sémantique et de subjectivisme qui gouvernent leur vie et leur environnement.