Andréanne LeBrun

Andréanne LeBrun (histoire, Université de Sherbrooke) mise sur son expérience d’enseignante au niveau secondaire pour étudier les effets des différents modèles de citoyenneté et d’engagement politique enseignés dans les écoles québécoises au cours du XXe siècle.

Andréanne LeBrun (histoire, Université de Sherbrooke) mise sur son expérience en enseignement au secondaire pour étudier les effets des différents modèles de citoyenneté et de participation politique enseignés dans les écoles québécoises au cours du XXe siècle. De façon plus générale, ses recherches explorent les rapports entre jeunnesse et politique lors de cette période. Elle est aussi très intéressée par les enjeux plus actuels touchants les jeunes et le monde de l’éducation.
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Projet de recherche

École, jeunesse et citoyenneté : l’école secondaire publique et la formation des citoyens au Québec (1943-1985)

Mon projet doctoral entend explorer les différentes conceptions de la citoyenneté proposées à la jeunesse par l’école secondaire publique entre 1943 et 1985 au Québec. Je mettrai en parallèle les discours scolaires officiels avec des évènements ayant contribué à redéfinir la citoyenneté et la catégorie de jeunesse durant la seconde moitié du XXe siècle : Guerre froide, Guerre du Vietnam et manifestations pacifiques, Mai 68, mouvement féministe de la fin des années 1960, affirmation du néolibéralisme, montée de l'indépendantisme, etc. Ainsi, mes travaux feront ressortir les paradoxes contenus au sein des principes d’égalité politique, de liberté et de démocratie animant les modèles citoyens successivement présentés aux élèves. Sur le plan social, cette réflexion historique pourra enrichir le débat public sur l’éducation à la citoyenneté et sur la participation politique des jeunes.

Originaire de la charmante région de l’Abitibi-Témiscamingue au Québec, Andréanne LeBrun est fortement influencée par l’exemple de ses parents qui donnent leur temps sans compter pour leur communauté en s’impliquant auprès de la jeunesse.

Après des études collégiales en sciences humaines, elle s’inscrit au baccalauréat en enseignement au secondaire à l’Université de Sherbrooke et obtient la plus haute distinction de son programme. Parallèlement, elle évolue au sein de l’équipe universitaire de volley-ball Vert et Or. Au cours de ses expériences d’enseignement, elle a le coup de foudre pour la profession. Elle découvre également en chemin le plaisir de la recherche. Elle œuvre notamment à des projets de revalorisation du patrimoine bâti de Rouyn-Noranda, sa ville natale. Ses recherches lui inspirent un article lui méritant le premier prix du concours de rédaction de la revue Cap-aux-Diamants.

Ressentant le besoin de pousser plus loin ses réflexions sur le système éducatif, elle décide de poursuivre des études de maîtrise. C'est pour elle l’occasion de s’impliquer dans la diffusion de l’histoire à l’intérieur comme à l’extérieur des murs de l’université. Entre autres, elle dirige la Revue d’histoire de l’Université de Sherbrooke et participe à un projet d’histoire orale autour du Centre de rééducation pour jeunes délinquants de Boscoville.

Elle entame ensuite des études doctorales avec l’appui du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada. Spécialisée en histoire du Canada (19e-20e), ses principaux champs d’intérêt professionnels sont l’histoire de l’éducation et de la jeunesse, les enjeux de la citoyenneté et la didactique des sciences humaines. Ses voyages en Afrique du Nord, en Asie et en Europe enrichissent ses réflexions sur les façons de concevoir l’organisation sociale et en particulier la relation entre l’école et la société. Pour cette passionnée, l’histoire se vit et se partage. La curiosité, l’esprit critique et le goût de l’effort sont des valeurs ancrées profondément dans son enseignement, que ce soit au secondaire ou comme chargée de cours à l’université. Convaincue du rôle fondamental de l’éducation pour une société, elle souhaite, par son engagement intellectuel et social, contribuer à repenser l’institution scolaire.