Simon Harel

Pionnier de l’étude des transformations de notre espace littéraire et culturel sous l’effet des migrations, son travail a une dimension éthique et sociale qui lui confère une valeur universelle.

Lauréat du prix Trudeau (2009-2012), Simon Harel est membre de la Société Royale du Canada. Ancien directeur du CELAT à l'UQAM, il a enseigné plus de vingt ans à l'UQAM. Il est depuis 2011 professeur titulaire et Directeur du département de littérature comparée de l'Université de Montréal.

Simon Harel a ouvert, au cours des vingt-cinq dernières années, un champ de recherche novateur à la frontière des études littéraires et culturelles. Il a été l’un des premiers à préciser la singularité de l’expérience migratoire  en milieu urbain au Québec. Son ouvrage Voleur de parcours, publié en 1989, est reconnu comme l’un des livres les plus significatifs des années 1980 et 1990 dans le champ des études culturelles au Québec. Auteur et  directeur de publication de plus de trente essais et volumes, il s’est intéressé aux problématiques interculturelles, aux questions qui font référence à la place de l’étranger dans la société, et a poursuivi des recherches sur la précarité de nos espaces de vie.

Conscient de l’insuffisance de certains discours critiques (sur l’hybridité, le métissage, l’identité à la carte), il se donne à présent comme objectif de cerner les formes instables, souvent conflictuelles, de la mobilité culturelle. Il a reçu au printemps 2012 une subvention de la Fondation canadienne de l’innovation dans le cadre du programme « Fonds des leaders ». L’obtention de cette infrastructure de recherche, consacrée à l’étude des représentations des nouvelles identités narratives et technologiques de la vie urbaine, le place parmi les leaders d’une réflexion en émergence sur les récits du soi mobile.  

Simon Harel est aussi l’organisateur d’événements d’envergures tels que Où va la culture?, un événement culturel qui eut lieu à l’UQAM en 2010, et Trajectoires Montréal (CRSH connexion 2012), un événement multidisciplinaire présenté en 2012 sous une forme unique qui discutait les nouvelles expressions de la créativité montréalaise, de même que les interactions entre urbanité et pérurbanité dans la région du Grand Montréal.