Sarah Mason-Case

Boursiers
2017
Programme d'étude:
Droit et relations internationales
Affiliation actuelle:
Université de Toronto
Région:

Sarah Mason-Case (droit et relations internationales, Université de Toronto) explore comment divers groupes d’acteurs, créent, partagent et renforcent les normes de droit international pour lutter contre les changements climatiques.

Projet de recherche

Legality and the Construction of Nature in International Law relating to Climate Change

La recherche de Sarah Mason-Case prend une perspective critique pour examiner la production du droit international par rapport aux changements climatiques dans la vie quotidienne des organismes, y compris le régime climatique des Nations Unies, la Banque mondiale et le système des droits de la personne. Dans ce contexte, son projet de doctorat porte sur les pratiques juridiques qui adoptent, modifient et réforment les connaissances des experts en matière de processus écologiques sous-jacents aux changements climatiques. Elle se concentre sur la façon dont le droit international représente et promeut la mise en commun des problèmes climatiques entre les États et les populations, principalement dus à une interdépendance matérielle, au travers de l’établissement d’institutions internationales et l’utilisation de techniques légales. Toutefois, ce genre de mise en commun crée des inégalités, particulièrement entre les populations les plus riches des pays développés et plus pauvres des pays émergents.

 

Sarah Mason-Case est candidate au doctorat à la Faculté de droit de l’Université de Toronto. Elle est également professeure auxiliaire à la Osgood Hall Law School et récipiendaire d’une bourse d’études supérieures du Canada Joseph-Armand Bombardier. Au cours de l’année scolaire 2019-2020, elle étudiera à l’Institute for Global Law and Policy de la Harvard Law School grâce à une bourse Fulbright. Elle a également visité la Melbourne Law School au printemps 2019.

De 2010 à 2016, Sarah s’est spécialisée dans les pratiques de réforme du droit national et international. À la Commission du droit de l’Ontario, elle a participé à la gestion de projets et formulé plusieurs recommandations au gouvernement en matière de santé et soins sociaux. À l’Organisation internationale du droit du développement, elle a dirigé des projets de réforme similaires concernant les changements climatiques, en partenariat avec des pays émergents, des institutions des Nations Unies et d’autres organismes officiels d’aide au développement.

La recherche actuelle de Sarah s’appuie sur de telles expériences pour examiner les processus de législation pour contrôler les changements climatiques. Axés sur la pluralité des pratiques juridiques dans les relations internationales, ses travaux analysent les interactions sociales de divers acteurs législatifs au quotidien.

Avant d'entamer ses études actuelles, Sarah Mason‑Case a obtenu une maîtrise en droit environnemental (Faculté de droit et École de l'environnement de l'Université McGill), un J.D. (Osgoode Hall Law School), ainsi qu'un baccalauréat ès arts en philosophie, histoire de l'art et religions du monde de l'Université McGill et de l’Université Paris‑Sorbonne.