Renée Dupuis

Avocate, auteure et ancienne présidente de la Commission des revendications des Indiens, elle est une médiatrice chevronnée.

Avocate et auteure, Renée Dupuis est membre du Barreau du Québec depuis 1973 et exerce le droit en pratique privée à Québec. Elle se spécialise dans les domaines des droits de la personne, du droit relatif aux Autochtones et du droit administratif. Elle détient une accréditation en médiation civile et commerciale du Barreau du Québec.

En août 2011, elle a été nommée, à l’unanimité des membres de l’Assemblée nationale du Québec, au poste de vice-présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. Auparavant, elle a présidé la Commission des revendications des Indiens, une commission d’enquête fédérale (2003-2009). Elle a également présidé le comité du Barreau du Québec sur le droit en regard des peuples autochtones de 2002 à 2011. Elle a été commissaire à la Commission des revendications des Indiens de 2001 à 2003.

Depuis 1972, elle a agi à titre de conseiller juridique de nombreux groupes autochtones du Québec et à titre de consultante en matière autochtone auprès du gouvernement du Canada et du gouvernement du Québec. Elle a une longue expérience des négociations bipartites et multipartites avec les gouvernements fédéral et provinciaux canadiens.

Elle a été associée au programme de recherche de la Commission royale sur les peuples autochtones pour laquelle elle a produit diverses études (1992-1995). La Commission royale a publié, en 1995, le rapport dont elle est co-auteur : L’obligation de fiduciaire de la Couronne du Canada envers les peuples autochtones dans le contexte de l’accession du Québec à la souveraineté.

Me Dupuis a par ailleurs été membre du comité chargé de la révision de la Loi canadienne sur les droits de la personne qui a remis son rapport en juin 2000. Elle a siégé comme commissaire à la Commission canadienne des droits de la personne de 1989 à 1995 où elle s’est plus particulièrement intéressée à la discrimination contre les femmes, au harcèlement sexuel, à la parité salariale et à l’équité en emploi. La Commission canadienne des droits de la personne a publié l’étude qu’elle lui a commandée sur le traitement des plaintes de harcèlement sexuel (1997).

Elle participe depuis 30 ans à titre professionnel et personnel à des activités de formation à l’intention des femmes et à des organismes de soutien aux femmes. Elle s’est impliquée dans plusieurs groupes de soutien aux femmes, à titre de bénévole, et plus particulièrement au groupe « Les Relevailles » depuis 10 ans. Elle a été membre du collectif qui a créé le Centre de Santé des femmes de Québec.

Elle a prononcé de nombreux séminaires et conférences au Canada et à l’étranger, notamment en Allemagne, au Danemark, en France, en Grande-Bretagne, en Guyane et en Norvège.

 Elle a été chargée de cours en droit administratif à l’École nationale d’administration publique (1988-1999) où elle y a de plus conçu et réalisé des programmes de formation sur les droits de la personne et le développement des institutions démocratiques à l’intention de l’administration publique québécoise et canadienne et à l’intention de hauts fonctionnaires des pays de la Francophonie.

Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages et articles. Son plus récent livre, Max «One Onti» Gros-Louis, Constance et détermination, est paru en juin 2008. La Fondation du Barreau du Québec lui a décerné le Prix du concours juridique 2001 (catégorie monographies) pour son ouvrage Le statut juridique des peuples autochtones en droit canadien, publié par les Éditions Carswell en 1999. Le Prix du Gouverneur général 2001 (études et essais) lui a été attribué pour son livre Quel Canada pour les Autochtones? La fin de l’exclusion, paru en juin 2001 aux Éditions du Boréal. Elle a également publié La question indienne au Canada (Boréal, 1991) et Tribus, Peuples et Nations (Boréal, 1997) et de nombreux articles dans des revues spécialisées et de vulgarisation.

Me Dupuis a reçu de nombreuses distinctions. En 2002, elle a reçu le Prix de la YWCA dans la catégorie femmes de profession, pour son implication personnelle et professionnelle relativement à l’avancement de la cause des femmes.
 Elle a été nommée membre de l’Ordre du Canada en 2005. Elle a reçu le Prix Christine-Tourigny 2004 du Barreau du Québec. Elle est récipiendaire de la distinction Advocatus emeritus, créée par le Barreau du Québec en 2007. De plus, elle a obtenu la Médaille du Barreau du Québec (la plus haute distinction du Barreau) en juin 2012 et l’Université Laval lui a décerné un Doctorat en Droit honoris causa en juin 2012 également.