Pierre Cloutier de Repentigny

Boursiers
2017
Programme d'étude:
Droit
Affiliation actuelle:
Université d'Ottawa
Région:

Pierre Cloutier de Repentigny (droit de l’environnement, Université d’Ottawa) fait une analyse critique des règles du droit de la mer protégeant la biodiversité marine, afin de promouvoir une relation durable entre la vie marine et l’humanité.

Projet de recherche

La protection de la vie marine par la reformation de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer: imaginer ce que pourrait être le droit de l’environnement

Bien que les États aient tenté de limiter la dégradation de l’environnement en adoptant des lois nationales et des traités internationaux sur l’environnement, ces instruments législatifs atteignent rarement leurs objectifs. Le développement économique est et demeure le principal moteur de notre système juridique. Si nous souhaitons réellement protéger l’environnement – et cela devrait être le cas – nous devons changer le paradigme dominant en droit de l’environnement.  

Le projet de doctorat de Pierre, qui s’attarde au déclin de la biodiversité marine, contribue au développement de cette approche critique du droit. La vie marine, qui a une valeur en soi, joue un rôle culturel, spirituel et de subsistance dans nos sociétés. Actuellement, la protection de la vie marine est partiellement règlementée par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), le traité-cadre qui régit les océans. La recherche de Pierre fait le lien entre l’inefficacité des dispositions de la CNUDM visant la protection de la vie marine et le paradigme libéral sous-jacent de la convention. Sa recherche vise à identifier ces défauts fondamentaux afin de les corriger et de construire un nouveau régime qui privilégiera, avant tout, l’écologie et donc, la survie de la vie sur Terre. 

Pierre Cloutier de Repentigny est doctorant et professeur à temps partiel à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa. Il est récipiendaire d’une Bourse d’études supérieures du Canada doctorale Bombardier du Conseil de recherches en sciences humaines. Pierre détient une licence en droit civil (LL.L.) et un baccalauréat en common law (LL.B.) de l’Université d’Ottawa, ainsi qu’une maîtrise en droit (LL.M.) de la University of British Columbia. Sa thèse de maîtrise portait sur la durabilité de la législation de l’Union Européenne sur les biocarburants.

La thèse de doctorat de Pierre, dirigée par la professeure Heather McLeod-Kilmurray, examine, sous la loupe critique du droit de l’environnement, les dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer visant à protéger la vie marine. Sa thèse cherche à identifier les préjugés libéraux omniprésents du droit de la mer qui entravent une relation durable entre la vie marine et l’humanité.

Pierre co-enseigne présentement le cours bilingue Clinique de droit de l’environnement à la section de common law de Faculté de droit de l’Université d’Ottawa. La clinique est un partenariat entre la section de common law et le cabinet de droit de l’environnement d’intérêt public Ecojustice. Elle vise à inculquer des compétences pratiques aux avocats environnementalistes de demain à l’aide de l’enseignement expérientiel. De plus, Pierre assiste bénévolement le professeur Cissé Yacouba de la Côte d’Ivoire dans ses devoirs en tant que membre de la Commission du droit international des Nations Unies. Il est aussi très actif au sein du Centre de droit de l’environnement et de la durabilité mondiale de l’Université d’Ottawa.

Pendant son éducation et sa carrière, Pierre a eu la chance d’obtenir beaucoup d’expérience en droit de l’environnement grâce à son bénévolat, et à son travail à Environnement Canada, à l’Agence de la santé publique du Canada, au International Centre for Criminal Law Reform and Criminal Justice Policy, et à la Commission d’enquête Cohen sur le déclin des populations de saumon rouge du fleuve Fraser. Il fut aussi l’auxiliaire juridique de l’honorable juge Richard G. Mosley de la Cour fédérale. De plus, Pierre fut activement impliqué dans la défense et la promotion des droits de personnes LGBTQ2S, un travail qu’il poursuit en tant que directeur de la recherche pour l’organisme à but non lucratif JusticeTrans qui promeut l’accès à la justice pour les personnes trans.