Marie-Ève Desroches

Boursiers
2016
Mentor(s): 
Programme d'étude:
Études urbaines
Affiliation actuelle:
Institut National de la Recherche Scientifique
Région:

Marie-Ève Desroches (études urbaines, Institut national de la recherche scientifique) s’intéresse aux facteurs qui influencent la mise en place de politiques municipales inclusives conçues pour réduire les inégalités en santé au Canada.

Projet de recherche

Des villes canadiennes en santé? Éthique du care dans la gouvernance des projets de logement pour femmes avec soutien communautaire 

Depuis plusieurs décennies, des municipalités canadiennes s’engagent dans le mouvement mondial des Villes en santé afin d’améliorer, de façon continue, leurs environnements physiques et sociaux. Pour y arriver, il y a mise sur pied d’une gouvernance locale qui engage des acteurs publics, privés et communautaire dans l’identification de problèmes publics et de solutions innovantes pour agir, entre autres, sur les inégalités en santé et les besoins des plus vulnérables. En principe, cette démarche devrait favoriser l’exercice d’un care à l’égard des populations vulnérable soit d’une sollicitude et de soins pour répondre aux besoins exprimés en matière de déterminants de la santé. Comme le logement constitue un important levier pour améliorer la santé et le bien-être des populations vulnérables tout en contribuant à l’amélioration générale de l’environnement urbain, les démarches locales devraient permettent la réalisation d’intervention en cette matière. Cependant, l’analyse des démarches locales soulignent la présence de dynamiques posant des obstacles à l’exercice du care et à la concrétisation de projets de logement. Cette étude compare la gouvernance et des processus politiques ayant mené à des projets de logement avec soutien communautaire à Montréal, Toronto et Vancouver afin de cerner les mécanismes favorisant ou empêchant l’exercice du care par les Villes en santé.

Marie-Ève est actuellement étudiante au doctorat en études urbaines au Centre Urbanisation Cultures Société de l’Institut national de la recherche scientifique sous la direction de Sandra Breux, professeure agrégée de l’Institut national de la recherche scientifique. Marie-Ève a des intérêts de recherche marqués pour les questions relatives à la place des femmes en ville, aux injustices sociospatiales, à l’aménagement territorial inclusif, au droit à la ville, aux dispositifs participatifs et délibératifs ainsi qu’à la gouvernance urbaine. En 2012, Marie-Ève a obtenu un baccalauréat en études politiques appliquées de l’Université de Sherbrooke. En 2015, elle a obtenu une maîtrise en études urbaines avec une mention d’honneur de l’Université du Québec à Montréal. Son mémoire se penche sur la mobilisation initiée en 2003 par un groupe de femmes en réaction à l’accélération de la transformation de leur quartier. Cette étude de cas, réalisée en collaboration avec le Centre d'éducation et d'action des femmes (CÉAF), démontre que cette implication amène les femmes à élargir leur droit à la ville en prenant part au mode de gouvernance instaurée pour la revitalisation du secteur, leur permettant ainsi d’exposer leurs inconforts, de développer un engagement ainsi qu’une appartenance envers leur quartier.

Marie-Ève a publié quelques articles et a présenté ses travaux dans des conférences locales et internationales. Elle est également lauréate de plusieurs bourses d’études, dont celle du Programme de bourses d’études supérieures du Canada Joseph-Armand-Bombardier pour la poursuite de son parcours universitaire au doctorat. Parallèlement à ses études, elle a été chargée de projets et analyste pour des ONG. Militante féministe, environnementale et étudiante, Marie-Ève est impliquée dans l’organisation de mobilisations et de publications diverses.

Elle s’implique actuellement au CÉAF dans le but de développer et réclamer de meilleurs outils pour prévenir et combattre le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles vécues par les femmes locataires ou chambreuses. Cette implication dans le milieu communautaire et militant influence ses travaux qui se concentrent sur la place des mouvements sociaux dans la démocratie