Margarida Garcia

Boursiers
2004
Mentor(s): 
Affiliation actuelle:
Professeure adjointe, Faculté de droit, Université d'Ottawa
Région:

Margarida est professeure adjointe à la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa.

Margarida Garcia est juriste, criminologue et sociologue. Elle a surtout travaillé sur le concept de droits de la personne dans le contexte du droit pénal. Plus spécifiquement, elle s’intéresse à la théorie de la rationalité pénale moderne, au concept de peine et de punition et au processus de détermination de la peine. Ses travaux comptent sur l’apport et la participation active d’acteurs judiciaires canadiens, européens et sud-américains (surtout juges et procureurs de la Couronne). Étant donné sa formation interdisciplinaire, la professeure Garcia développe dans ses recherches une réflexion sur l’épistémologie du droit et les enjeux liés à la recherche empirique en droit. Le projet derrière les thèmes explorés est celui de penser l’innovation sociale et normative au croisement de savoirs juridiques et non juridiques produits par le droit et par les sciences sociales, démarche que la chercheure considère essentielle pour comprendre la production de normes dans un monde multiculturel, pluraliste et diversifié.

Margarida Garcia est professeure adjointe à la Section de droit civil de la Faculté de droit et au Département de criminologie de l’Université d’Ottawa. Elle détient un doctorat en sociologie, une maîtrise en criminologie, une licence et une post-licence en droit. La professeure Garcia est membre de la Chaire de Recherche du Canada en traditions juridiques et rationalité pénale, de l’Association internationale de droit pénal (comité des pénalistes francophones) et chercheuse associée de l’axe « Justice et droit » du Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM). Le fil d’Ariane qui inspire son projet intellectuel et académique vise à stimuler les idées susceptibles de contribuer à la transformation et à la réforme de la recherche, de l’enseignement et de la pratique du droit, d’établir des ponts, de créer des lieux d’échange entre ces trois univers. L’objectif poursuivi est de contribuer à définir un paradigme centré sur l’idée d’interconnaissances, idée devant être comprise sur deux plans : croisement des savoirs produits par le droit et par les sciences sociales (interdisciplinarité), mais aussi interaction entre la recherche, l’enseignement et la pratique du droit (intercognitivité). Pour ce faire, et grâce à des subventions de recherche du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et de la Fondation du droit de l’Ontario, ses travaux mettent à contribution de la réflexion le point de vue d’acteurs judiciaires canadiens, européens et sud-américains (surtout juges et procureurs de la Couronne). C’est en articulant ces différentes manières de faire du droit et de le penser que nous arriverons à produire de normes innovatrices et adaptées à notre monde multiculturel, pluraliste et diversifié. Les recherches de la professeure Garcia portent principalement sur le rapport entre les droits de la personne et le droit criminel, sur les concepts de peine et de punition, sur le processus de détermination de la peine et sur les questions épistémologiques qui entourent la recherche empirique en droit. Sa thèse de doctorat sur les liens entre droit pénal et droits de la personne s’est mérité le prix de la meilleure thèse de la Faculté des sciences humaines de l’Université du Québec à Montréal (2011). Elle a coédité avec Richard Dubé (Université d’Ottawa, Canada) et Maira Rocha Machado (Fundação Getúlio Vargas, Brésil) le livre La rationalité pénale moderne : réflexions théoriques et explorations empiriques (2013). Les résultats de recherche de la professeure Garcia ont été diffusés au Canada, au Brésil, en Argentine, en Belgique et en France via diverses conférences et publications.

Expérience à titre de boursière Trudeau

Avoir une bourse Trudeau a fait la différence dans mon parcours universitaire à plusieurs niveaux. Tout d'abord, la Fondation Trudeau a le mérite d'appliquer et vivre concrètement les valeurs qu'elle s'est données : c'est pourquoi j'ai pu bénéficier de cette bourse d'études malgré le fait que je ne sois pas encore une citoyenne canadienne. Je le mentionne parce que cet esprit d'ouverture dont fait preuve la Fondation et son intérêt concret par des projets spécifiques et des idées malgré l'identité des personnes que les portent m'ont permis de travailler dans des conditions optimales et ont fait en sorte que j'ai pu avoir accès à des avantages et bénéfices qui me seraient autrement inaccessibles. En ce sens je considère que la bourse Trudeau est unique et fait la différence. Sous un autre angle j'aimerais souligner le fait que la Fondation ait contribué considérablement à ma compréhension de la société canadienne et par le fait même à mon intégration dans cette culture. En effet, la Fondation m'a permis de faire des rencontres enrichissantes et stimulantes avec des personnes appartenant à la société civile, au milieu des affaires, au monde artistique, au réseau des décideurs politiques, des organisations non gouvernementales, au milieu académique entre autres. Comme je disais souvent à mon entourage, chaque rencontre Trudeau a représenté pour moi une injection d'adrénaline, d'inspiration et d'humilité. La Fondation a le don de repérer des chercheurs et des êtres humains exceptionnels qui créent une telle synergie de groupe qu'il est impossible de sortir «indemne » de cette communauté. La bourse Trudeau m'a permis de travailler avec rigueur et passion en respectant le Temps (cette commodité rare aujourd'hui) : mon temps personnel d'apprentissage, mais aussi le temps de mon objet de recherche, un phénomène émergeant et peu analysé jusqu'à aujourd'hui. De ce fait, l'indemnité annuelle de voyage dont est assortie la bourse Trudeau a été essentielle pour ma recherche doctorale.