Louise Mailhot

Mentors
2008
Boursiers:

Première femme nommée juge à la Cour d’appel du Québec à Montréal, elle a été magistrate auprès des Nations Unies et est une auteure et professeure en droit réputée.

Ex-juge de la Cour d’appel du Québec et vice-présidente sortante de l’Union internationale des magistrats, l’honorable Louise Mailhot œuvre à titre de conseillère stratégique auprès des groupes de pratique Litige et Droit du travail au cabinet de Fasken Martineau. Elle agit également en tant que mentore auprès des jeunes avocats du cabinet. Elle est une auteure prolifique qui a contribué activement tant à la communauté juridique québécoise que canadienne; elle fut co-rédactrice de la Revue du droit du travail, la Revue légale, les Rapports de pratique, elle fut membre du comité de rédaction du magazine Justice dans le Monde et coordonnatrice de plusieurs publications collectives sur l’organisation judiciaire au Canada et à l’étranger. Conférencière internationale, Louise Mailhot s’est penchée au fil des ans sur différents sujets : l’indépendance judiciaire, la discipline et l’éthique judiciaire, la rédaction juridique, l’histoire canadienne des femmes dans le droit et la magistrature ainsi que la réforme des systèmes de justice civile. Après avoir été la première femme stagiaire en droit au cabinet Martineau Walker, Louise Mailhot a exercé la profession d’avocate en pratique privée au sein de cabinets réputés, principalement en droit du travail et en droit public, matières qu’elle a enseignées à l’éducation permanente de deux universités et au Barreau du Québec. Elle a aussi été membre de divers conseils d’administration dont les comités exécutifs de l’Université de Montréal, du Barreau du Québec et de la Fondation du Barreau du Québec. En 1980, elle fut nommée juge à la Cour supérieure du Québec et en 1987, elle fut la première femme nommée juge à la Cour d’appel du Québec à Montréal. Alors qu’elle était membre de la magistrature, Louise Mailhot a mis sur pied un programme de formation sur la rédaction judiciaire pour les juges canadiens et a écrit deux guides sur ce sujet. Elle a œuvré à l’exécutif de l’Association canadienne des juges et a présidé la Conférence des juges des cours supérieures du Québec. De 1996 à 2005, elle fut élue vice-présidente de l’Union internationale des magistrats, une ONG qui regroupe les associations nationales de juges de plus de 65 pays. Depuis 2005, elle est représentante de l’Union internationale des magistrats auprès de l’Organisation des Nations Unies. Elle a reçu en 2008 un doctorat honorifique de l’Université d’Ottawa et est avocate émérite du Barreau du Québec.