Libe García Zarranz

Boursiers
2010
Mentor(s): 
Affiliation actuelle:
Université norvégienne de sciences et technologies (NTNU)
Région:

Libe García Zarranz est professeure associée de littérature anglaise au département de formation des enseignants de l'Université norvégienne de sciences et technologies (NTNU) en Norvège.

Libe García Zarranz est professeure associée de littérature anglaise au département de formation des enseignant.e.s de l'Université norvégienne de sciences et technologies (NTNU) en Norvège. Elle est également chercheuse affiliée au Centre de littérature canadienne de l'Université de l'Alberta et membre du projet de recherche international Bodies in Transit 2: Différence and indifference (2018-20). Avant de rejoindre NTNU en 2017, elle était chargée de cours postdoctorale en anglais à l'Université d'Innsbruck, en Autriche (2013-2014) et boursière postdoctorale en mondialisation et études culturelles à l'Université du Manitoba (2015). Elle a également enseigné la théorie critique et les études de genre à l'Université de Cambridge (Magdalene College) en 2016.

García Zarranz est titulaire d'un doctorat en anglais et études cinématographiques de l'Université de l'Alberta et d'une maîtrise en études textuelles et culturelles de l'Université de Saragosse en Espagne. Son travail de doctorat lui a valu la Médaille d'or du Gouverneur général en 2013. García Zarranz mène des recherches à l'intersection de la littérature canadienne contemporaine, la philosophie féministe et queer, la littérature trans et les arts visuels, la théorie de l'affect et les études transnationales. Ses publications récentes incluent la monographie TransCanadian Feminist Fictions: New Cross-Border Ethics (McGill-Queen's UP, 2017) et le numéro spécial « Affecting Feminist Literary & Culture Production » (2018) pour Atlantis: Critical Studies in Gender, Culture & Social Justice. Son projet de recherche actuel, Littéracies trans/nationales durables: éthique, affect, pédagogie (2018-2019) a été financé par la Faculté des sciences sociales et de l'éducation de la NTNU. Elle est membre du groupe de recherche décolonial (NTNU), rédactrice adjointe de Canada and Beyond: A Journal of Canadian Literary and Cultural Studies et membre du comité de rédaction de The Raymond Carver Review.

Pour plus d’informations sur les recherches et les publications de García Zarranz, cliquez ici.

Expérience à titre de boursière Fondation Pierre Elliott Trudeau (2014)

Je peux affirmer sans hésitation qu'être récipiendaire d'une bourse d'études de la Fondation Pierre Elliott Trudeau a changé ma vie de plusieurs façons. D'abord, faire partie de la Fondation m'a permis de partager des idées et d'apprendre auprès d'un vaste réseau de boursiers canadiens et internationaux travaillant sur des sujets fascinants en lettres et sciences humaines et en sciences sociales. Cela a enrichi ma vie intellectuelle de façon extraordinaire. Par ailleurs, avoir l'honorable Frances Lankin comme mentor à la Fondation m'a permis d'examiner d'un autre angle mon doctorat sur les œuvres d'écrivaines transcanadiennes contemporaines fondées sur la diversité sexuelle. Cela m'a forcée à voir au-delà des murs rigides du milieu universitaire et à prêter davantage d'attention à la société au sens large. Enfin, le fait de disposer de ces ressources, surtout de l'indemnité de déplacement, m'a conféré un sentiment de liberté que je n'avais jamais ressenti auparavant (et j'ai 34 ans!). J'ai présenté mes travaux de recherche à l'échelle du Canada, des États-Unis et de l'Europe. J'ai été chercheuse invitée à l'Université de Leeds et à l'Université de Cambridge. J'ai écouté des conférencières comme Rosi Braidotti à Utrecht; j'ai convié des intellectuels publics comme Carole Boyce Davies à l'Université de l'Alberta et j'ai eu l'occasion de collaborer avec d'autres étudiants et enseignants sur divers projets outre ma thèse. De telles collaborations sont difficiles à créer et à maintenir, surtout lorsque vous en êtes aux premières étapes de votre carrière en tant qu'étudiante au doctorat. C'est pourquoi je serai toujours reconnaissante envers la Fondation de travailler ardemment à créer des alliances entre des universitaires émergents et établis qui travaillent dans divers domaines, et à transformer les divisions et barrières hiérarchiques, lesquelles sont répandues dans le milieu universitaire, en des sites potentiels de discussions et de collaborations productives. Enfin, et non le moindre, faire partie de la Fondation m'a permis de rencontrer plusieurs écrivaines contemporaines sans lesquelles ma thèse ne serait pas ce qu'elle est : des aperçus de Vancouver avec Larissa Lai; d'Halifax avec Hiromi Goto; d'Edmonton avec Dionne Brand et de Toronto avec Shani Mootoo. Ces conversations seront à jamais gravées dans ma mémoire. Merci à toutes ces auteures pour leur immense talent et créativité.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers la Fondation Trudeau pour sa capacité formidable à transformer des vies… gracias por existir!