Kathleen Mahoney

Chef de file des droits de la personne, elle est reconnue pour son rôle clé dans l’entente intervenue entre le gouvernement du Canada et les survivants des pensionnats autochtones.

Kathleen Mahoney est professeure de droit à l'Université de Calgary depuis 1991. Elle a consacré la majeure partie de ses recherches, de sa pratique et de son militantisme aux situations critiques internationales en matière des droits de la personne. Elle a été titulaire de nombreux postes de résident ou maître de conférence dans le monde. Elle a publié abondamment et a été consultante pour des causes importantes de la Cour suprême du Canada. Elle a aussi pris part à l'organisation et à l'exécution de projets collaboratifs d'éducation en matière de justice et des droits de la personne à Genève, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, en Tanzanie, en Namibie, en Espagne, en Israël, en Chine, au Vietnam, aux États-Unis et auprès des Nations Unies. Elle est fondatrice du Fonds d'action et d'éducation juridiques pour les femmes et pionnière du mouvement d'éducation juridique au Canada.

En 2004, Mme Mahoney était à la tête d'un important projet de recherche et a rédigé un rapport sur la réponse du gouvernement du Canada aux revendications des Autochtones survivants des pensionnats. Ce projet a mené à sa nomination comme négociatrice en chef au nom de l'Assemblée des Premières Nations, ce qui a conduit à l'entente de principe historique avec le Canada pour un processus de Vérité et réconciliation, lequel est unique au monde.

Parmi ses nombreux prix, Mme Mahoney a été nommée Membre de la Société royale du Canada et a reçu le prix spécial pour l'excellence remis par l'Association du Barreau canadien, en 1997. En 1998, elle recevait la bourse Fulbright pour poursuivre ses travaux de recherches à l'Université Harvard. La même année, elle était nommée, par le Cabinet fédéral, pour présider le conseil d'administration du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique. En 2000, elle gagnait le prix « Les assises » Bertha-Wilson et en 2001, on lui remettait le prix du Gouverneur général.
Elle détient des diplômes en droit de l'Université de la Colombie-Britannique, de Cambridge ainsi qu'un certificat de l'Institut international des droits de l'homme de Strasbourg, France.