Karen Bakker

Lauréats
2017
Programme d'étude:
Département de géographie
Affiliation actuelle:
Université de la Colombie-Britannique
Région:

Karen Bakker et un collectif de recherche communautaire de gardiens du savoir, de partenaires de la communauté, d'universitaires et d'artistes collaborent sur une recherche appliquée ayant pour sujet la gouvernance durable de l'eau et le droit autochtone.

Projet de la Fondation : Eaux non cédées : la gouvernance de l’eau chez les peuples autochtones au Canada

Objectifs du projet : Conçu en partenariat avec des organismes communautaires et des chercheurs autochtones, ce projet permet de répondre aux appels à l’action formulés par la Commission de vérité et réconciliation et vise à mieux comprendre la gouvernance de l’eau chez les Autochtones au Canada et dans le monde, au moyen des initiatives suivantes :

1. Coorganisation d’un camp d’apprentissage sur le terrain;  
2. Publication d’un livre d’intérêt général co-édité;
3. Création d’un portail Web gratuit et accessible, en lien avec le livre;
4. Mise en place d’une stratégie de communication visant à maximiser l’engagement du grand public.

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Karen Bakker est professeure et titulaire d’une Chaire de recherche du Canada à l’Université de la Colombie-Britannique, où elle est fondatrice et codirectrice du Programme sur la gouvernance de l’eau. À ce titre, elle dirige de grandes équipes interdisciplinaires qui étudient des enjeux tels que la sécurité de l’approvisionnement en eau, la privatisation de l’eau ou la gouvernance de l’eau dans les communautés autochtones. Karen Bakker et les chercheurs de ce programme travaillent en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique latine, en Europe et dans le Sud-Est asiatique de même qu’au Canada et aux États-Unis. Karen Bakker et son équipe se consacrent à l’avancement de la justice pour les questions liées à l’eau, au Canada comme dans le monde.

Ayant une formation en sciences naturelles et en sciences sociales, elle dirige des projets d’études interdisciplinaires et intersectoriels sur d’importantes questions liées à la gestion de l’eau. Au début de sa carrière, Karen Bakker a procédé à une évaluation mondiale de la privatisation de l’eau, travail qui l’a menée à faire une enquête de terrain dans plus d’une douzaine de pays. Elle a récemment reçu une subvention de 2,5 millions de dollars pour un projet de sept ans sur la gouvernance durable de l’eau et le droit autochtone. Ce projet réunit une trentaine de spécialistes du droit autochtone, des sciences sociales et des sciences de l’eau ainsi que des organismes non gouvernementaux et des artistes (www.decolonizingwater.ca). Auteure de plus d’une centaine de publications scientifiques, elle commente fréquemment l’actualité dans la presse populaire.

Karen Bakker a été boursière Rhodes et elle est membre du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science de la Société royale du Canada. En 2016, elle a été nommée chercheuse invitée conjointement par le Centre d’études avancées en sciences du comportement ainsi que par l’École de la terre, de l’énergie et des sciences environnementales, tous deux à l’Université Stanford. S’exprimant aussi bien en français qu’en anglais, elle fait partie des comités éditoriaux de Global Environmental Change, Geo et Espaces et Sociétés, et siège au conseil d’administration de l’International Institute for Sustainable Development. Chaque année, Karen Bakker enseigne la politique de l’eau, la durabilité environnementale et les théories environnementales à 250 étudiants du premier cycle.