Isabella Bakker

Elle a choisi de servir la cause des femmes sur le plan de l’économie en tentant  de contribuer à la conception et à la mise en oeuvre de meilleures politiques publiques.

Isabella Bakker est professeure à l’Université York où elle a été la première femme à la direction du Département de science politique. Chef de file dans les domaines de l’économie politique, des finances publiques ainsi que de la question du genre et du développement, ses recherches sont reconnues en 2004 lorsqu’elle a reçu une bourse Fulbright New Century. Elle a été professeure invitée dans de nombreuses institutions, notamment l’Institut universitaire européen, l’Université New York et l’Université de la Californie à Santa Barbara. Elle a également été consultante auprès des gouvernements du Canada et de l’Ontario, du Secrétariat pour les pays du Commonwealth et de l’Organisation des Nations Unies, de même que plusieurs groupes de revendication pour l’avancement de l’économie et de la justice sociale des femmes.
Au cours de sa carrière, Mme Bakker s’est consacrée à l’ouverture du dialogue démocratique, au changement social équitable dans le monde et à l’égalité des sexes. Elle a étudié et développé de nouveaux mécanismes nationaux et internationaux pour améliorer la gouvernance de façon à promouvoir l’autonomisation des femmes dans le contexte de la mondialisation.
Ses contributions novatrices dans le milieu universitaire et dans celui des revendications intègrent les politiques publiques, l’économie, les études internationales et l’analyse différentielle selon les sexes. Elle a publié de nombreux articles et livres, notamment The Strategic Silence: Gender and Economic Policy, Rethinking Restructuring: Gender and Change in Canada, Power, Production and Social Reproduction: Human In/security in the Global Political Economy, et plus récemment Beyond States and Markets: The Challenges of Social Reproduction.
Au cours des quinze dernières années, son travail a porté sur un domaine de recherche de plus en plus important, soit la relation complexe entre le genre et les politiques publiques (internationales), particulièrement sur la façon dont les macroéconomies, plus précisément les politiques budgétaires, influent sur les questions liées au genre. Son travail repose sur une hypothèse appuyée par les recherches effectuées par les organismes des Nations Unies, à savoir que les politiques économiques qui tiennent davantage compte de la question du genre et qui sont plus socialement équitables offrent des conditions plus optimales pour le développement humain. Son programme de recherche porte donc sur trois catégories générales de questions : Quels types de politiques favorisent davantage un développement équitable, socialement juste et durable? Quel est le rôle du genre dans l’économie mondiale, spécialement dans le contexte où la majorité des pauvres de la planète sont des femmes et des enfants? Quel lien y a-t-il entre les politiques macroéconomiques, le développement social et l’égalité des sexes.