Gillian McKay

Boursiers
2016
Mentor(s): 
Programme d'étude:
Santé publique
Affiliation actuelle:
The London School of Hygiene and Tropical Medicine
Région:

Gillian McKay (santé publique, The London School of Hygiene and Tropical Medicine) s’intéresse à la façon de rendre des services de santé maternelle disponibles et sécuritaires en cas d’épidémie sanitaire dans des pays sortant de conflits, comme en Sierra Leone.

Projet de recherche

L’utilisation de preuves anthropologiques pour orienter les stratégies et assurer la disponibilité, l’accessibilité et le recours aux services de santé maternelle lors d’épidémies de maladies infectieuses

L’épidémie d’Ebola de 2014-2015 a eu des répercussions profondes sur les systèmes de santé de trois pays de l’Afrique de l’Ouest.  Pour tirer des leçons de cette épidémie, un aspect important vise à comprendre comment les systèmes de santé d’états fragiles peuvent continuer à opérer durant le rétablissement post-épidémie. En Sierra Leone, le système de santé a été sévèrement ébranlé durant l’épidémie, entre autres par la perte de travailleurs de la santé due à la mortalité de l’Ebola et par la fermeture d’établissements de santé en raison de conditions de travail dangereuses.  De plus, des perceptions voulant que les travailleurs et les établissements de la santé contribuaient à la propagation de l’Ebola et que ces mêmes établissements constituaient des endroits pour aller mourir où disparaitre ont fait en sorte que la confiance publique dans les services de soins de santé et la volonté d’y accéder ont diminué. 

Les services de santé maternelle ont été particulièrement touchés durant l’épidémie et le demeurent toujours en période post-Ebola. En faisant appel à des preuves anthropologiques, ce projet de doctorat cible la cueillette de données pour orienter les politiques afin d’assurer que lors de futures épidémies, les services de santé maternelle demeureront accessibles et sécuritaires pour les femmes enceintes et les travailleurs de la santé.

Titulaire d’une maîtrise en sciences (santé publique), Gillian McKay est candidate au doctorat à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, où elle s’intéresse notamment aux politiques appuyant la maternité sans risques lors d’épidémies. Son projet de doctorat est directement lié à ses expériences de travailleuse humanitaire durant l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014 et 2015. Travaillant à la fois dans des milieux communautaires et cliniques afin de répondre aux besoins, elle a été témoin des effets dévastateurs de la fermeture des établissements de santé sur les droits des femmes d’avoir accès à des soins de maternité sûrs.

Sa passion envers l’action humanitaire dans les États fragiles s’est également manifestée dans le cadre de son travail au Soudan du Sud, en Haïti, au Malawi, en Syrie et en Éthiopie. Gillian a travaillé pendant de nombreuses années pour des ONG. Elle y a appuyé des recherches formatives afin de permettre une programmation multisectorielle reposant sur des données probantes dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’eau et de l’assainissement ainsi que des genres. Son travail a toujours été entrepris en favorisant une autonomisation des communautés, le renforcement des capacités de l’État et une approche de résilience générale. Gillian continue d’entretenir des liens dans ces secteurs par la poursuite de son travail bénévole auprès de causes mondiales sur la santé maternelle ainsi qu’en enseignant et en offrant du mentorat à des travailleurs humanitaires.

Elle est activement engagée auprès de réseaux et de communautés de pratique en santé mondiale en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord. Cela lui permet d’assurer une contribution à la recherche et aux politiques touchant les maladies épidémiques, la santé maternelle, les droits de la personne et des genres ainsi que les conséquences sur la santé attribuables aux tendances mondiales telles que l’urbanisation, la migration et les changements climatiques. 

Gillian est titulaire d’un baccalauréat en sciences avec une spécialisation en soins infirmiers de l’Université de la Colombie-Britannique ainsi que d’une maîtrise en sciences (santé publique) de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Elle a récemment publié des articles sur le syndrome post-Ebola et les besoins en santé des survivants, la détresse morale des travailleurs humanitaires et les interventions visant des changements de comportement lors d’urgences