Dawnis Kennedy

Boursiers
2006
Mentor(s): 
Programme d'étude:
Doctorat en droit
Affiliation actuelle:
Université de Toronto
Région:

Dawnis étudie la question des modes respectueux d’interaction entre le droit canadien et le droit anishinabé.

Ranimer le feu : établir des rapports avec le droit Anishinabe et par lui

Dawnis Kennedy tente de mieux comprendre comment faire profiter le droit et la gouvernance du savoir des Anishinabe, comment également faire mieux connaître ce savoir. Dans sa thèse, elle se demande dans un premier temps comment elle pourrait avoir des rapports plus riches avec le droit Anishinabe — en faisant appel aux façons d’être dont les Anishinabe se servent pour retrouver le lien avec le moi et avec l’esprit —  et dans un deuxième temps, comment elle pourrait avoir de meilleurs rapports par le biais du droit Anishinabe — en faisant appel aux rapports dont les Anishinabe se servent pour retrouver un lien avec la création.  Elle utilise des méthodes de recherche occidentales et Anishinabe et différents canaux pour faire connaître son travail à la fois à la jeunesse Anishinabe de même qu’à la communauté universitaire et politique.

Dawnis Kennedy est une Anishinabée de la Première nation du même nom de la rivière Roseau. Elle a grandi à Brandon, au Manitoba. Son nom véritable, qui est Minnawaanagogiizhigook et signifie Femme des jours heureux, lui convient tout à fait. Bien que victime et témoin des effets du racisme dès son jeune âge, Dawnis a gardé son optimisme. Sa plus grande inspiration lui vient de savoir qui elle est comme Anishinabée. Ce sens de son identité a été entretenu par sa famille, son milieu et le peuple anishinabé.

Sa famille lui a enseigné que tout ce qu'elle faisait devait aller à la collectivité : carrière, deuils, célébrations de la vie, liens quotidiens avec le monde. Forte de ce sens des responsabilités, elle a entrepris d'étudier le droit et l'inendamowin (philosophie) anishinabés au bénéfice de sa communauté. Elle tente maintenant de trouver les moyens de structurer des relations de respect entre le droit canadien et le droit anishinabé et, de ce fait, d'aider et de soutenir les collectivités d'aujourd'hui.