David Morgan

Boursiers
2013
Mentor(s): 
Programme d'étude:
Doctorat en science politique
Affiliation actuelle:
Université Dalhousie

Il examine le paysage changeant de l'aide humanitaire ainsi que les façons pour les organismes d'aide humanitaire de mieux s'adapter à un contexte mondial en évolution.

Le travail de David Morgan touche à une vaste diversité d’intérêts, incluant l’action humanitaire, le développement international et la résilience. Ses travaux de doctorat portent sur le paysage changeant de l’aide humanitaire, plus particulièrement dans le contexte d’une augmentation des conflits armés de longue durée, de la multiplication des catastrophes environnementales et des nouveaux risques posés par les changements climatiques, l’urbanisation rapide et la migration internationale. David souhaite mieux comprendre de quelles manières les organismes d’aide ont saisi ces problèmes et comment ils tentent de les surmonter. Il s’intéresse également aux barrières internes qui freinent les réformes et qui pourraient bloquer des approches préventives ou transformationnelles. À compter de l’automne 2015, ses travaux de recherche l’amèneront à Genève, New York, et Amman, en Jordanie. David s’implique activement au sein de la Roméo Dallaire Child Soldiers Initiative et de la Coalition humanitaire, ainsi que dans le Réseau des enfants et des jeunes dans des contextes difficiles.

Projet de recherche

Confronté à une croissance des conflits armés prolongés, à des catastrophes environnementales qui se multiplient et à des nouveaux risques engendrés par les changements climatiques, l'urbanisation et la migration internationale rapides, plusieurs observateurs estiment que le système humanitaire international approche à grands pas vers son « point de rupture ». Les explications traditionnelles quant aux limites de la réforme humanitaire n'offrent guère matière à faire preuve d'optimisme vis-à-vis de telles crises. Certains ont conclu que les organismes humanitaires semblent « condamné à se répéter » en soulignant les diverses contraintes matérielles auxquelles ils sont confrontés ou en impliquant les humanitaires dans les structures du pouvoir et de la gouvernance. Ce projet de dissertation doctorale examine en revanche les contraintes moins apparentes du changement, y compris les croyances et les hypothèses solidement ancrées qui peuvent empêcher des approches de réforme plus transformationnelles ou proactives. En mettant mieux en lumière les discours sous-jacents des politiques et des pratiques de l'aide externe, cela fait ressortir la nécessité d'examiner les identités, les rôles et les relations existants au sein de la communauté humanitaire. Le tout permettra d'évaluer la portée du changement et dans quelle mesure le système humanitaire international peut faire de la place aux nouveaux acteurs ainsi qu'aux nouvelles traditions et approches.

La passion de David Morgan envers l’approche communautaire, la résilience et l’adaptation positive a vu le jour lors de son diplôme de premier cycle à l’Université Dalhousie. Alors qu’il participait à un voyage d’études de deux mois en Afrique de l’Est en 2008, il a été frappé par la capacité exceptionnelle des communautés à faire face à l’adversité, même en présence de sécheresse ou de génocide. Son stage pratique auprès d’une organisation locale en Ouganda a matérialisé cette nouvelle appréciation. Il a ainsi pu constater par lui-même la force inhérente qui résidait au sein des communautés dans des contextes des plus difficiles.

 

À son retour au Canada, il s’est basé sur ces expériences inspirantes dans sa recherche et ses objectifs de carrière personnels. Pour sa maîtrise à l’Université de la Colombie-Britannique, M. Morgan a été financé par une bourse d’études supérieures du Canada du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Sa thèse consistait à examiner les initiatives de consolidation de la paix dans le cadre de situations au lendemain de conflits, en mettant l’accent sur les processus de démobilisation et de réintégration dans le nord de l’Ouganda. Après avoir terminé sa maîtrise en 2011, il s’est impliqué par la suite dans le lancement du réseau Les enfants et les jeunes dans des contextes difficiles des Réseaux de centres d'excellence. Il a travaillé à identifier les pratiques exemplaires de la recherche et de la pratique et à fractionner en cloisonnement des disciplines ainsi qu’à augmenter considérablement des programmes de résilience plus efficaces pour les enfants et les jeunes exposés à la violence et aux traumatismes. Son travail auprès de l'Initiative enfants-soldats de Roméo Dallaire lui a permis de développer sur plusieurs de ces thèmes alors qu’il s’est joint à de nombreuses initiatives de formation et de recherche abordant les questions de recrutement d'enfants et de la protection des civils dans les zones de conflit.

En septembre 2012, M. Morgan a commencé son doctorat en science politique à l’Université Dalhousie. Dans le cadre de sa recherche, il examine le paysage changeant de l'aide humanitaire ainsi que les façons auxquelles les organismes d'aide humanitaire se sont penchés sur les questions de crise et de réforme. Il demeure impliqué auprès de l'organisme Les enfants et les jeunes dans des contextes difficiles des Réseaux de centres d'excellence et auprès de l'Initiative enfants-soldats de Roméo Dallaire, où dans le cadre de son travail à titre d’adjoint à la recherche il continue d’examiner les questions de résilience et d’adaptation positive au sein des populations les plus vulnérables du Canada et à l'étranger. M. Morgan est également boursier doctoral au Centre d'études de la politique étrangère de l'Université Dalhousie et adjoint à la recherche au sein de la Coalition humanitaire, un groupe basé à Ottawa qui vise à coordonner les activités d'organisations humanitaires au Canada.