Claris Harbon

2011
Mentor(s): 
Doctorat en droit civil
Université McGill

Les femmes qui transgressent les lois - pour en finir avec le silence. Redéfinition de la transgression et de la résistance des femmes aux injustices : de la transgression à la législation

Claris se demande si les femmes peuvent changer les lois par des actes de désobéissance civile

Tenant à coeur le changement social, Claris Harbon est une personne critique qui s'implique dans les questions politiques. Il était donc tout naturel pour elle de vouloir évoluer dans un univers universitaire juridique où les Mizrahims, et particulièrement les femmes mizrahims, sont extrêmement sous-représentées mais aussi, d'enseigner des programmes cliniques et s'impliquer dans des associations communautaires vouées à la promotion de l'autonomisation des femmes palestiniennes, mizrahims et éthiopiennes.   

En 1998, après avoir obtenu son LL.B. avec distinction, Mme Harbon fait une cléricature au bureau du défenseur public de Be'er Sheva. En 2000, admise au Barreau d'Israël, elle entreprend une pratique juridique et professorale particulièrement axée sur les minorités désavantagées et touchant certains aspects du droit dont le droit des biens et de la terre, le logement social, la justice pénale, l'environnement, l'emploi, le droit administratif et le droit constitutionnel. 

L'une des premières professeures en Israël à enseigner le droit en clinique, Mme Harbon a créée de nombreux programmes, dont en 2000, le programme de droit communautaire de Jaffa à l'École de droit de l'Université de Tel-Aviv, programme juridique communautaire innovateur qui offre de l'aide juridique à la communauté mizrahim et palestinienne de Jaffa.

En 2006, Mme Harbon fonde Tmura, un centre juridique israélien contre la discrimination. Elle s'implique dans les domaines du genre et de l'autonomisation des femmes, participe à de nombreuses conférences et recherches sur ces sujets, siège à des comités parlementaires, participe à plusieurs coalitions, publie des articles et de la poésie, enseigne à l'université et, s'implique dans de nombreuses activités publiques au sein de différentes organisations non gouvernementales. Elle est cofondatrice et a siégé au conseil d'administration d'Itach, un regroupement de femmes avocates voué à la justice sociale. Elle détient actuellement des postes supérieurs en tant que membre de conseil bénévole au sein de différentes organisations non gouvernementales, dont Achoti (Sœur), une organisation mizrahim féministe pour les femmes désavantagées. Elle est également membre du conseil de l'organisation The Democratic Mizrahi Rainbow et a fondé de nombreux groupes de femmes voués à l'autonomisation et qui sont toujours actifs aujourd'hui.

En 2007, Mme Harbon reçoit un premier diplôme LL.M. de l'École de droit de l'Université de Tel-Aviv. En 2008, elle obtient un deuxième diplôme LL.M. de l'Université de Yale où elle travaille ensuite comme chercheuse invitée. Mme Harbon a été la première personne de sa communauté à demander l'admission et à être admise à l'école de droit de l'Université Yale.

Mme Harbon prépare enfin un livre pour enfants et un livre de poésie, tout en travaillant à sa thèse de doctorat à l'Université McGill.

Les femmes qui transgressent les lois - pour en finir avec le silence. Redéfinition de la transgression et de la résistance des femmes aux injustices : de la transgression à la législation

Claris Harbon propose une autre définition de la transgression des lois, surtout lorsque ce sont des femmes qui transgressent à savoir que leurs gestes sont une manifestation légitime de résistance et de désobéissance civile qui visent à corriger des injustices et qui pourraient donc être forme viable de législation. Le principal moyen par lequel la transgression des lois pourrait être considérée comme étant une forme légitime de résistance est lorsque l'acte relève de la désobéissance civile. Cependant, Mme Harbon défend la thèse qu'en raison de sa portée limitée, décontextualisée et androcentrique, la désobéissance civile ne peut pas être utilisée pour défendre d'autres formes de transgression des lois - qui n'adhèrent pas nécessairement aux critères quelque peu héroïques de cette désobéissance - surtout lorsque des femmes en sont responsables.  Cherchant à réorienter l'aspect juridique mettant en relief les actes « héroïques » publics de désobéissance commis par des personnes motivées politiquement, Mme Harbon veut plutôt tourner le regard vers la résistance modeste, quotidienne, invisible, privée et secrète des femmes, formes de résistance qui échappent à la définition de la désobéissance civile.

En particulier, Mme Harbon utilise deux cas comparatifs où des femmes résistent, dans le premier cas, pour des raisons de logement, et, dans le deuxième cas, à travers leur statut de femmes pouvant donner naissance. Elle étudiera notamment d'abord le cas de femmes mizharims (juives de descendance arabe ou musulmane) qui sont squatteurs en Israël et, ensuite, des femmes qui ont eu soit des avortements illégaux en Amérique du Nord, plus précisément au Canada et aux États-Unis ou qui ont aidé d'autres femmes à s'en procurer.

Publications internes

Aucun résultat.

Publications externes

  • 24 Septembre 2012
    Nous avons reçu dans les dernières semaines plusieurs nouvelles concernant des membres de la communauté. Les voici en rafale :
  • 3 Septembre 2012
    La boursière Trudeau 2011 Claris Harbon donnera trois conférences dans les prochains jours au Thurgood Marshall Law School de la Texas Southern University à Houston. Ces conférences porteront principalement sur ses présentes recherches. Deux d'entre elles seront diffusées en direct sur le web, soit celles sur «The Global Black Women» et «The Black Panthers».  Instructions pour accéder à la diffusion en direct:
  • 23 Janvier 2012
    Une entrevue avec Claris Harbon a été publiée dans la revue allemande "Jungle World". La boursière Trudeau 2011 a été interrogée sur l'exclusion des femmes par des Juifs orthodoxes en Israël. Prenez note que l'article est en allemand.
  • 12 Septembre 2011
    Annonce des lauréats Trudeau 2011, 17 octobre prochain, à Toronto
  • 17 Mai 2011
    Annonce des quatorze boursiers Trudeau 2011