Caroline Caron

Boursiers
2005
Mentor(s): 
Programme d'étude:
Professeure, Département des sciences sociales, Université du Québec en Ouataouais
Région:

Caroline est professeure en communication au Département des sciences sociales de l'Université du Québec en Outaouais.

Caroline Caron a obtenu un doctorat en communication à l’Université Concordia. Sa thèse porte sur les réactions d’adolescentes québécoises face à la controverse suscitée par la « mode sexy » dans l’espace public/médiatique et dans les discours savants, ainsi que sur les effets institutionnels qui en ont découlé, comme le mouvement de réforme des codes vestimentaires dans les écoles secondaires québécoises.

Le FQRSC, le CRSH et la Fondation Trudeau ont appuyé ses travaux de recherche sur le rôle des médias dans la construction de la réalité sociale, notamment dans la définition et la résolution des problèmes sociaux associés à la jeunesse. Son mémoire de maîtrise sur la presse féminine adolescente s’est mérité deux prix de recherche. Elle a publié des articles et comptes rendus de lecture, entre autres, dans le Canadian Journal of Communication, Communication & Organisation, Médiamorphoses, Recherches féministes, COMMposite, Telos et The International Journal of Francophone Studies. 

Caroline Caron est professeure adjointe en communication au Département des sciences sociales de l'Université du Québec en Outaouais, après avoir fait un postdoctorat sur la dimension culturelle de l’engagement politique des jeunes femmes à l’Institut d’études des femmes de l’Université d’Ottawa. Outre ses activités de recherche et son statut de travailleuse autonome auprès d’organismes gouvernementaux, Caroline Caron est également une bénévole et une conseillère au sein de plusieurs associations communautaires. Elle est, par ailleurs, présidente du conseil d’administration du Groupe Femmes, Politique et Démocratie.

Expérience à titre de boursière Trudeau

La bourse de la Fondation Trudeau constitue un programme absolument unique au Canada qui appuie et accompagne les doctorants avec de formidables opportunités de développement, de formation et de réseautage. En être bénéficiaire a enrichi mon expérience doctorale et a accru ma productivité intellectuelle pendant mes études. Grâce à mon indemnité annuelle, j’ai pris part à plusieurs colloques à travers le Canada, les États-Unis et l’Angleterre, qui furent autant d’occasions de formation complémentaire, de rencontres déterminantes, de collaborations fructueuses et d’invitations à diffuser les résultats de mes travaux. De plus, les événements de la Fondation ont élargi mes connaissances sur les enjeux contemporains mondiaux tout en me laissant entrevoir de nouvelles perspectives d’avenir professionnel stimulantes, comme la fonction publique, la politique active ou la recherche et l’intervention au sein d’organisations privées et publiques, nationales et internationales. Enfin, j’ai profité d’opportunités exceptionnelles de perfectionnement d’une langue seconde, ce qui constitue un acquis précieux et durable!

Il fut inspirant de trouver au sein la Fondation Trudeau des valeurs ainsi qu’une vision de la recherche et des chercheurs se démarquant de la culture universitaire dominante, qui priorise les critères de performance académique. Plutôt que d’inciter les doctorants à se consacrer uniquement à leurs études et à une production intellectuelle confinée à des cercles universitaires restreints, la Fondation Trudeau encourage plutôt ses boursiers à maintenir leurs différentes formes d’engagement social et politique durant leur formation doctorale, et même, à prendre part à divers types de forums publics. Cette vision a favorisé la conciliation de mon travail universitaire avec mes divers engagements bénévoles auprès d’organisations à but non lucratif. Sans l’appui de la Fondation, il aurait été difficile de maintenir un haut niveau d’implication communautaire durant mon parcours doctoral.

Grâce à la Fondation Trudeau, les différentes composantes de mon travail de doctorante ont été accomplies dans des conditions de recherche optimisées, ce qui a significativement nourri et transformé mon parcours intellectuel et celui de ma recherche doctorale. De telles conditions de recherche constituent un véritable espace de liberté et d’autonomie intellectuelles essentiel à toute société démocratique.