Amanda Clarke

Boursiers
2010
Mentor(s): 
Affiliation actuelle:
Professeure adjointe, École de politiques publiques et d'administration, Université Carleton
Région:

Amanda est professeure adjointe à l'École de politiques publiques et d'administration à l'Université Carleton.

L’engagement civique en ligne et le rôle du gouvernement au Canada et au Royaume-Uni, 2000-2012

Le gouvernement fait face aujourd'hui à un éventail de problèmes de politiques en apparence  difficilement résolvables alors que l'économie s'effondre, que les budgets d'austérité et les coupures dans le secteur public compromettent sa capacité à résoudre les problèmes. En même temps, les universitaires, journalistes et commentateurs politiques sonnent l'alarme sur les tendances inquiétantes au sein de la participation politique, lesquelles nuisent à la qualité et à la légitimité des institutions dirigeantes. Parmi ces développements, l'Internet a inspiré de nouveaux modes de collaboration qui peuvent fournir immédiatement aux gouvernements des moyens efficaces de résoudre les problèmes de politiques urgents, tout en ouvrant de nouvelles avenues en matière d'engagement des citoyens. Avec cela à l'esprit, cette thèse comporte deux objectifs centraux. D'abord, le projet questionne la vision  qu'une démocratie délibérative et une démocratie participative demeurent les modèles exemplaires de l'engagement des citoyens à l'ère numérique. La recherche explore plutôt comment Internet et les technologies connexes peuvent appuyer les innovations démocratiques dans la gouvernance du secteur public, lesquels s'écartent des méthodes traditionnelles de consultation et d'engagement des citoyens. Ensuite, la recherche examine le gouvernement fédéral du Canada et celui du Royaume-Uni afin d'évaluer la tension entre les doctrines et les pratiques de bureaucratie du secteur public et les modèles émergents de l'engagement en ligne des citoyens, lesquels peuvent appuyer un secteur public plus efficace et démocratique. En se basant sur ses études de cas, la thèse fera état des conclusions quant à la gestion publique à l'ère numérique et les réformes requises afin de réaliser le potentiel Internet comme plateforme en matière de collaboration entre le gouvernement et les citoyens.

 

Amanda Clarke est candidate au doctorat à l'Institut Internet d'Oxford de l'Université d'Oxford. En juillet 2014, elle se joindra à l'École de politique publique et d'administration de l'Université Carleton à titre de membre du corps enseignant du programme d'études supérieures en administration publique et de la nouvelle maîtrise en philanthropie et leadership dans le secteur à but non lucratif. Ses intérêts de recherche se situent au carrefour des technologies de l'information, de la gestion publique et de l'engagement des citoyens. Mme Clarke examine le potentiel que représente le Web social et les phénomènes connexes, y compris les médias sociaux, l'externalisation ouverte, les données ouvertes et les données volumineuses auprès du public et des organisations du secteur tertiaire qui tentent de mieux interagir avec les personnes de l'extérieur, ainsi que les compétences, les partenariats, la gouvernance et les dispositions en matière de responsabilisation que cela nécessite. Mme Clarke est titulaire d'une maîtrise en affaires internationales (École Norman Paterson d'affaires internationales) et d'un baccalauréat en lettres et sciences humaines (Collège des lettres et des sciences humaines de l'Université Carleton). Auparavant, elle a occupé un poste d'analyste au sein du Service d'information et de recherche parlementaires de la Bibliothèque du Parlement du Canada. Il est possible de consulter ses travaux de recherche à www.aclarke.ca

Expérience à titre de boursière Trudeau

À titre de boursière de la Fondation Trudeau, j'ai été exposée à des idées, à des recherches et à des observations situées hors de la portée de mon propre travail et de mes expériences personnelles. Cela m'a encouragée à réfléchir aux répercussions plus vastes de ma recherche doctorale. Cette expérience m'a surtout poussée à poser des questions différentes et à considérer les nouvelles réponses aux questions que je supposais comme étant réglées lors de l'interprétation de ma discipline et des questions de société plus vastes auxquelles font face le Canada et le reste du monde. En ce sens, la Fondation Trudeau a eu une répercussion très concrète sur ma vision du monde ; cela m'a aidée à devenir une chercheuse et une citoyenne plus engagée socialement. Je serai toujours reconnaissante d'avoir pu apprendre auprès de l'impressionnante communauté composée de boursiers et de meneurs de la Fondation Trudeau. Par ailleurs, grâce au soutien de la Fondation, j'ai pu diffuser les résultats de ma recherche dans des lieux d'enseignement traditionnels lors de conférences et à des universités, mais également au sein de gouvernements, de groupes de la société civile et d'organisations internationales. Il existe plusieurs façons de mieux intégrer la recherche au sein du travail des organisations hors du milieu universitaire et je me considère très choyée d'avoir eu le soutien de la Fondation pour le faire dans le cadre de ma propre recherche.