13 Février 2018

La scène artistique contemporaine au Canada est-elle aussi inclusive qu’elle dit l’être ? Qu’en est-il au Québec ? Dans un article publié dans Le Devoir le 10 février 2018, Jason Lewis a noté que « la société québécoise est en déni, particulièrement par rapport aux autochtones […] il y a un désir très fort d’identifier l’espace commun comme un espace québécois. » Par ailleurs, « dans le monde occidental, l’art est séparé de la connaissance, l’artiste du scientifique, l’esthétique du politique. Chez les Premières Nations, ces réalités s’équivalent et cohabitent. » Pour Lewis, ces deux points font partie des raisons pour lesquelles il est difficile d’établir un dialogue dans l’art contemporain allant au-delà des différences fondamentales entre les visions eurocentriste et autochtone de l’art.

Tout espoir n’est pas perdu, cependant. Dans un article (anglais seulement) publié par le Concordia University Magazine le 30 janvier 2018, Jason Lewis a exposé l’approche novatrice du Pôle de recherche sur les futurs autochtones. « Ces divisions claires entre science, ingénierie, l’art et les humanités ne sont pas claires du tout, » a-t-il affirmé. Et c’est précisément au travers d’approches multidisciplinaires que la conversation sur l’autochtonie pourra s’ouvrir.

Jason Lewis est un lauréat Trudeau 2014 et est professeur de design et d’arts numériques à l’Université Concordia, titulaire de la Chaire de recherche sur les médias numériques et l’imaginaire futuriste autochtone. Lire l’article du Devoir ici et l’article du Concordia University Magazine ici.

Jason Edward Lewis

En s’appuyant sur ses travaux auprès d’élèves du secondaire sur la réserve mohawk de Khanawake, le projet Trudeau de M. Lewis permettra la création d’un programme de résidence grâce auquel de jeunes autochtones imagineront un avenir prospère pour leurs communautés à l’aide des médias interactifs.

Lauréats 2014