18 Juin 2019

Les boursier.e.s, mentor.e.s et lauréat.e.s 2019 de la Fondation se lancent ensemble dans une nouvelle aventure d’enseignement et d’apprentissage. Fidèle à notre tradition d’apprentissage académique et expérimental audacieux, le cours de cette année est le premier à s’intégrer aux nouveaux Instituts de leadership engagé de la Fondation. L'objectif du programme changera chaque année. En 2019-2020, l'accent est mis sur le pouvoir et le savoir, explorant la croisée de ces deux forces et la manière dont elles peuvent être partagées plus équitablement dans la société.

Christian Nadeau, professeur de philosophie à l’Université de Montréal, est lauréat 2019.

« Le pouvoir et le savoir sont des termes dont on pourrait penser qu’ils ont été extrêmement déterminants dans les années 80, et on a donc l’impression que c’est quelque chose qui a déjà fait l’objet de nombreuses réflexions. En même temps, on s’aperçoit qu’à l’heure actuelle avec toute la désinformation dans le débat public, nous nous retrouvons pris en étau parce que différentes forces politiques n’ont aucun respect pour la vérité, les faits, et ce genre de choses, » a-t-il dit.

« On s’aperçoit alors que le savoir représente un puissant contre-pouvoir. Oui, le savoir est peut-être une forme de pouvoir, mais le savoir peut surtout être une espèce de bouclier ou de contre-pouvoir, permettant de lutter contre différentes formes de pression, dans les médias, en politique ou dans d’autres sphères ».

L'enthousiasme est palpable parmi les boursier.e.s 2019 qui ont été sélectionné.e.s à la suite d'un rigoureux processus de nomination et d'examen au printemps.

Steven Vanloffeld fait partie des nouveaux boursier.e.s. Ses recherches portent sur « Le consentement libre, préalable et éclairé et le développement dans les territoires autochtones » au département de géographie de l'Université Western.

« Je pense que le savoir et le pouvoir que nous créons à la Fondation vont profiter aux mentor.e.s, aux membres et à toutes les personnes brillantes qui en font partie », a-t-il déclaré.

« C’est aussi une belle leçon d’humilité selon mon expérience parce que ce sont souvent des forums auxquels je ne participe pas, non ? Les voix des peuples autochtones ont souvent été marginalisées. Faire partie de la Fondation est donc pour moi une occasion unique de dialoguer avec d'autres personnes qui partagent le même point de vue de faire une place aux voix des personnes marginalisées ».

Christine Hanson, directrice générale de la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse, est mentore 2019. Elle est enthousiaste à l’idée de commencer à travailler pour soutenir la formation en leadership de la Fondation.

« Je pense que c’est assez excitant. C’est un réseau merveilleux. Je suis bouleversée et impressionnée par la diversité des connaissances que je vois dans ce groupe. Donc, je pense que je vais beaucoup apprendre des gens de ce réseau. J'espère pouvoir guider certains des jeunes universitaires en leur donnant une orientation et les aider à comprendre comment ils peuvent utiliser les connaissances et les investissements qu'ils font dans leur éducation, et leur apprendre à les transformer pour rendre ce monde meilleur ».

Le boursier 2019, Carlo Charles, a reçu une bourse de doctorat de la Fondation pour ses recherches sur l’ethno-racialisation et le nationalisme à l’Université McMaster et à l’Université des Antilles.

« C’est un sentiment de bonheur pour tout étudiant en sciences sociales que d’avoir l’opportunité de faire partie de la Fondation Pierre Elliott Trudeau, une communauté composée de chercheurs accomplis qui ont beaucoup d’expérience dans leurs domaines, et qui font des recherches nouvelles et innovantes au Canada. C’est aussi une opportunité immense et incommensurable de bénéficier des conseils des mentors. Je pense que c’est surtout ça la Fondation Trudeau : avoir la possibilité d’être coaché par des gens qui ont des années d’expérience dans leurs domaines, que ce soit en recherche ou dans d’autres expertises. Voilà. C’est une chance et un réel privilège, et donc on apprend beaucoup ».