16 Février 2010

Université du Nouveau-Brunswick

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Saisir le passé : l'Histoire et le roman historique

Guy Vanderhaeghe, écrivain et professeur, Université de la Saskatchewan, lauréat Trudeau 2008

Mardi, 16 février 2010, de 19 h à 21 h, suivie d'une réception

The University of New Brunswick, Wu-Conference Centre, J. Harper Kent Auditorium, 6 Duffie Drive, Fredericton; www.wucentre.unb.ca

Au cours des vingt dernières années, le roman historique a connu un succès populaire au Canada anglais et a su gagner la reconnaissance de nombreux jurys. La prépondérance de ce genre littéraire a parfois semé la consternation auprès des historiens, qui le qualifient de « mauvaise histoire », c'est-à dire une distorsion et une vulgarisation des connaissances du passé. Dans certains cercles littéraires, ce genre est traité comme une vaine nostalgie, soit le refus de voir la réalité actuelle du Canada. J'ai moi-même été confronté à ces questions, puisque j'ai voulu être historien et que j'écris maintenant des romans historiques. Et c'est à titre d'écrivain que je tente d'y répondre. Si le roman historique est une sorte de centaure (moitié fiction et moitié histoire), sous quel angle doit-on le juger? La « subjectivité » de l'historien est-elle différente de celle du romancier? Existe-t-il des distinctions fondamentales entre la narration du romancier et celle de l'historien? Le roman historique est-il vraiment un examen du passé, ou plutôt un regard détourné vers le présent? Quelles stratégies emprunte le romancier historique pour résoudre ces dilemmes? Enfin, si le roman historique joue un rôle pour comprendre le passé, quel est-il donc?